Sandro Gozi a provoqué la discorde entre la France et l’Italie

Selon COURRIER INTERNATIONAL, Auparavant sous-secrétaire d’État aux Affaires européennes en Italie, Sandro Gozi a rejoint Matignon pour conseiller le Premier ministre français, une nomination aussi critiquée en Italie que saluée par la presse étrangère.

L’Italie et la France ont trouvé un nouveau sujet de discorde ” Sandro Gozi”

Ancien secrétaire d’Etat aux affaires européennes en Italie, de 2014 à 2018, Sandro Gozi vient d’être chargé de mission par Edouard Philippe, premier ministre français, il était candidat sur la liste En marche! Des élections européennes, et prendra ses fonctions au départ des eurodéputés britanniques, les partis au pouvoir en Italie hurlent à la trahison, et menacent de lui retirer la nationalité italienne, il n’aurait sans doute jamais pensé être l’instrument d’un tel scandale, europhile convaincu, proche de Romano Prodi, dont il fut un collaborateur à la tête de la Commission européenne, Sandro Gozi fut secrétaire d’Etat aux affaires européennes du gouvernement italien de 2014 à 2018.

Lire aussi: MACRON APPELLE À LA RÉCONCILIATION DE LA FRANCE AVEC L’ITALIE

Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est sa nomination, par le premier ministre français Edouard Philippe, comme chargé de mission sur le suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen, « dans le contexte du démarrage d’un nouveau cycle politique au niveau de l’Union européenne », avait indiqué Matignon fin juillet, “Tu sers l’Etat italien et puis à un certain point tu le trahis”, mais cette nomination a fait s’étrangler les actuels dirigeants de l’Italie, «tu travailles pour le gouvernement italien, tu représentes et tu sers l’Etat italien et puis à un certain point tu le trahis et tu vas t’enrôler dans les rangs d’un autre gouvernement, alors il faut réfléchir si on doit lui enlever la nationalité car nous sommes face à quelque chose d’inquiétant», a attaqué Luigi Di Maio.

La candidature de Sandro Gozi sur la liste de La République en marche (LREM) pour les européennes avait suscité de nombreuses réactions. De l’autre côté des Alpes, les critiques se multipliaient, trois mois plus tard, ça continue, dès l’annonce de ce nouveau poste, Luigi Di Maio a réagi en l’associant à une “trahison”, le vice-Premier ministre italien et leader du Mouvement 5 étoiles a également évoqué la possibilité de retirer la nationalité italienne au nouveau conseiller de Matignon, une pétition a même été lancée en ce sens.

Sandro Gozi a reçu de nombreuses critiques concernant sa candidature sur la liste des “Républiques du progrès” pour les Européens, plusieurs lui ont demandé d’expliquer la raison de cette candidature, certains ont estimé qu’il s’agissait d’une trahison et d’autres l’ont considérée comme irresponsable, mais Sandro n’a pas renoncé à sa décision, malgré les mauvais résultats sur sa vie politique.

Sandro Gozi

Sandro Gozi est né le 25 mars 1968 à Sogliano al Rubicone est un homme politique italien, membre du Parti démocrate, il est secrétaire d’État auprès du président du Conseil des ministres, chargé des Affaires européennes, de 2014 à 2018, il est élu président de l’Union des fédéralistes européens en 2018. Actif depuis 2019 dans la politique française, il est élu la même année député européen sur la liste française de la République en marche, avant d’intégrer le cabinet du Premier ministre Édouard Philippe comme chargé de mission.

Lire aussi: L’OCEAN VIKING QUITTE MARSEILLE POUR SAUVETAGER DE MIGRANTS

Leave a Reply