En avril, les Etats-Unis disaient qu’ils ne renouvelleraient pas la dérogation de sanction sur les sanctions russes. Le G7, ce mardi, se disait “unanime” pour maintenir la pression sur la Russie. Et puis finalement, Washington a décidé de renouveler une troisième fois la pause sur les sanctions contre le pétrole russe, autorisant les achats d’or noir qui se trouve déjà en mer, histoire de soulager la pression sur les volumes et donc sur les prix du pétrole, qui se sont envolés avec la guerre au Moyen-Orient. Pour les Européens, la situation ne justifie pas de donner de l’air à Moscou et le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’inquiète depuis la première trêve accordée par les Etats-Unis et estime que la Russie va pouvoir se refaire financièrement et alimenter l’effort de guerre contre Kiev.Après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, le G7 a imposé un embargo sur les ventes de pétrole russe et imposé un prix-plafond de 60$ le baril. Mais Moscou s’est évertué à contourner les sanctions, notamment grâce à une flotte fantôme qui compterait aujourd’hui quelques 600 tankers en fin de vie et sous pavillon de complaisance. Les ventes de pétrole brut russe auraient même quadruplé depuis avril 2022 et bénéficient aujourd’hui de la même hausse des prix de l’énergie. Le baril de brut de l’Oural s’échange aujourd’hui aux alentours de 100$, bien loin de la limite fixée par le G7.

